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MIYAKO ISHIUCHI - CLUB & COURTS YOKOSUKA YOKOHAMA
MIYAKO ISHIUCHI - CLUB & COURTS YOKOSUKA YOKOHAMA
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MIYAKO ISHIUCHI
CLUB & COURTS YOKOSUKA YOKOHAMA

Published by Sokyusha, 2007
Book size 27,4 × 23,1 cm
Pages 88 pages, 77 images
Softcover, Slipcase
Language English, Japanese
ISBN 978-4-86219-055-0

Grainy photographs taken in decaying amusement bars, entertainment clubs and other seedy places in Yokosuka and Yokohama. Shot in the 1970s and 1980s, Ishiuchi captures the lost glamour, the alluring air of the forbidden, the smell of sex but also the exploitation, horror and desperation of the post-war period that kept lingering somewhere within these ruins. Over time, Ishiuchi felt her hate turn into love and affection.

 “In 1966, invited by a friend who was engaged to an American soldier, I visited the EM Club for the first time. The EM Club was an establishment that one could not enter unless accompanied by someone from the U.S. military. The three of us watched a movie, played the slot machines, and ate pizza at the restaurant. Despite the fact that I don’t remember what movie we saw, I do remember well the footage that showed just prior to the movie. The image which stirred such unease in me that it quite disturbed me was of the American flag, filling the entire screen, rippling. When the music began, the audience stood and saluted the screen.
Lately, I’ve begun to feel that the distaste I felt then, along with an awkwardness which was a new sensation to me, melded together in a mass of images and perhaps formed the energy that propelled me toward photography.”
― from Miyako Ishiuchi’s afterword (included in Japanese and in English translation)

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Photographies granuleuses prises dans des bars en décomposition, des clubs de divertissement et d'autres endroits miteux à Yokosuka et Yokohama. Tourné dans les années 1970 et 1980, Ishiuchi capture le glamour perdu, l'air séduisant de l'interdit, l'odeur du sexe mais aussi l'exploitation, l'horreur et le désespoir de l'après-guerre qui persistaient quelque part dans ces ruines. Au fil du temps, Ishiuchi a senti sa haine se transformer en amour et en affection.

« En 1966, invitée par une amie fiancée à un soldat américain, j'ai visité pour la première fois l'EM Club. L'EM Club était un établissement dans lequel on ne pouvait entrer que si on était accompagné d'une personne de l'armée américaine. Nous avons tous les trois regardé un film, joué aux machines à sous et mangé de la pizza au restaurant. Malgré le fait que je ne me souvienne pas du film que nous avons vu, je me souviens bien des images diffusées juste avant le film. L'image qui provoquait en moi un grand malaise était celle du drapeau américain, remplissant tout l'écran, ondulant. Lorsque la musique a commencé, le public s'est levé et a salué l'écran.
Dernièrement, j'ai commencé à sentir que ce dégoût que j'éprouvais alors, était mêlé d'une certaine maladresse : une sensation nouvelle pour moi, qui se fondait dans une masse d'images et formaient peut-être l'énergie qui m'a propulsé vers la photographie.
― extrait de la postface de Miyako Ishiuchi (inclus dans la traduction japonaise et anglaise)