SEIICHI MOTOHASHI - Toba

SEIICHI MOTOHASHI - Toba

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SEIICHI MOTOHASHI
Toba (Abattoir)

Published by Heibonsha, 2011
Book Size 26,5 x 19,5 cm
Pages 128 pages
Hardcover
Language Japanese
First edition, third print 
Signed by the artist 

Toba (or Slaughterhouse) is the first photographic book on slaughterhouses in Japan.

Motohashi spent 30 years photographing the slaughterhouse in Matsubara, Osaka Department. During this period, the old slaughterhouse was modernized, passing under municipal administration.

The workers who work there are "burakumin", a caste considered to be inferior to Japan, which from feudal times was ostracized from society and condemned to remain by the effect of social segregation and geographical. Their work is considered "cruel" and "dirty"; it’s a burakumin job. In this book, all stages of slaughter are presented. Three men face a cow. First they puncture the forehead of the animal with a pistol, in order to slip a wire into its brain. They crush her spinal cord so that the beast does not struggle. Then they knocked over to hang it up by its legs and cut its throat so that the blood would flow all at once. Once the animal is skinned, they cut the limbs, the head, the tongue, the chest ... Finally, they are the event to bring down the intestines. All in thirty minutes, and in one knife. Then the women wash and cut the organs so that they are ready to be cooked. Only the head is thrown away. Their faces are those of professionals, display their demands at work and their know-how. They appear almost proud ... It is they who finally fill the plates of the Japanese.

The effect of monochrome makes us imagine the color, the smell, the noise and the lively atmosphere of the Matsubara slaughterhouse.

It will have taken ten years for this book to be published, in particular because the workers did not want to appear with their faces uncovered, and encourage discrimination a little more than they suffered.

Through his work and his book, Motohashi makes us think about the importance of where our food comes from. Slaughtering is not a special job, it is a necessary job, since the food that comes from it makes us live.

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Toba(ou Abattoir) est le premier livre photographique sur les abattoirs au Japon.

Motohashi a passé 30 ans à photographier l’abattoir de Matsubara (département d’Osaka). Durant cette période, l’ancien abattoir est modernisé en passant sous administration municipale.

Les ouvriers qui y travaillent sont des « burakumin », une caste considérée comme inférieure au Japon, qui dès l’époque féodale, a été mise à l’écart de la société et condamnée à le demeurer par l’effet d’une ségrégation sociale et géographique. Leur travail est considéré comme « cruel » et « sale » ; c’est un travail de burakumin. Dans ce livre, toutes les étapes de l’abattage sont présentées. Trois hommes font face à une vache. D’abord ils perforent le front de l’animal avec un pistolet, afin d’y glisser un fil de fer dans son cerveau. Ils lui écrasent la moelle épinière pour que la bête ne se débatte pas. Puis ils la renversent pour la suspendre par ses pattes et l’égorgent de sorte à faire couler le sang d’une seule traite. Une fois la bête dépecée, ils découpent les membres, la tête, la langue, la poitrine... Pour finir, ils l’éventrent pour faire tomber les intestins. Le tout en trente minutes, et en un seul couteau. Puis les femmes lavent et découpent les organes pour qu’ils soient prêts à être cuisinés. Seule la tête est jetée. Leurs visages sont ceux de professionnels, montrant leur exigence au travail et leur savoir-faire. Ils semblent presque fiers... C’est eux qui remplissent finalement les assiettes des Japonais.

L’effet du monochrome nous fait imaginer la couleur, l’odeur, le bruit et la vive atmosphère de l’ abattoir de Matsubara.

Il aura fallu dix ans pour que ce livre puisse être publié, notamment parce que les ouvriers ne voulaient pas apparaître le visage à découvert, et encourager un peu plus la discrimination qu’ils subissaient.

Par son travail et son livre, Motohashi nous fait réfléchir sur l’importance de la provenance de nos aliments. L’abattage n’est pas un travail spécial, c’est un travail nécessaire, puisque la nourriture qui en découle nous fait vivre.