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  • Reprendre la mélodie
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    Reprendre la mélodie

    Prix normal €39,00
    Taxes incluses. Frais d'expédition calculés lors du paiement.

    Ramassage disponible à 1 rue des Minimes

    Hiroshi Sugimoto
    Reprendre la mélodie

    Publié par Atelier EXB, 2026
    Taille : 28 x 20,5 cm
    Couverture rigide
    104 pages dont un dépliant de 8 pages
    Langues : français

    Figure majeure de la photographie contemporaine, Hiroshi Sugimoto ne cesse de questionner dans sa pratique photographique notre rapport au temps et à la perception. L’exposition monographique qui lui est consacrée au musée Soulages à Rodez, du 11 avril au 13 septembre 2026, engage ses photographies dans un dialogue avec l’architecture singulière du bâtiment mais également avec l’oeuvre de Pierre Soulages, autour de réflexions communes : la lumière, l’antériorité du noir et l’horizon comme structure spatiale et métaphysique.

    L'ouvrage Reprendre la mélodie, qui accompagne l’exposition éponyme, explore le travail de Sugimoto à partir de la notion de honka-dori, empruntée à la poésie japonaise classique, qui désigne l’acte de reprendre une oeuvre antérieure afin d’en déplacer le sens et d’en réactiver la portée. Ce principe de la reprise permet d’envisager l’ensemble des séries de Sugimoto comme un système de variations, où chaque image se construit dans un rapport conscient à des formes et des savoirs préexistants : accumulation du temps jusqu’à l’effacement de l’image (avec la série « Theaters »), réduction du paysage à une structure abstraite et anhistorique (avec les paysages marins de « Seascapes »), exploration des phénomènes optiques et des limites de la vision (« Opticks »).

    Le livre met en relation des séries emblématiques – « Theaters », « Opera Houses », « Seascapes » – et des plus récentes, telles que « Brush Impression », dans laquelle l’artiste s’écarte de la photographie pour interroger le geste calligraphique en proposant un polyptyque de quarante-huit dessins. Ces ensembles sont analysés à travers deux essais – écrits par la directrice du musée Soulages, Maud Marron-Wojewodzki, et l’historienne de l’art Céline Flécheux – qui interrogent la manière dont Sugimoto utilise la photographie comme un médium réflexif. L’image y apparaît moins comme la trace d’un réel préexistant que comme une construction mentale, dans laquelle le temps, conçu comme accumulation, durée ou épuisement, devient un matériau à part entière.