• Divers artistes - Les métamorphoses du laboratoire
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    Divers artistes - Les métamorphoses du laboratoire

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    Divers artistes
    Les métamorphoses du laboratoire

    Publié par The Eyes, 2026
    Taille : 23,5 x 16,5 cm
    Couverture souple
    Images : 13 photographes et artistes
    Textes : Luce Lebart, Vincent Marcilhacy et entretiens avec des tireurs
    Langues : français / anglais

    L’ouvrage « Les métamorphoses du laboratoire » est édité à l’occasion du bicentenaire de la photographie. Il est consacré à la pratique du laboratoire et met en lumière l’expérience du tirage, celle de l’apparition de l’image et de sa fabrication qui décidera de nombreux photographes à se consacrer au medium. Alors que la prise de vue est toujours mise en lumière, dans l’imaginaire collectif, l’étape du tirage a longtemps été considérée comme un travail de l’ombre. Rendre hommage au labo photo, en exalter les occurrences, les métamorphoses mais aussi les émotions, tel est l’objet de ce livre. Il a bénéficié du soutien précieux de Picto Foundation, d’Art Faber, de Fujifilm, de Nielsen, de Code Store et d’Hahnemühle.

    Le livre propose des extraits d’entretiens avec des tireurs et tireuses. Ces témoignages donnent chair à l’histoire technique comme émotionnelle du tirage en révélant les gestes, les doutes et les choix invisibles derrière chaque image. Les récits nous plongent dans l’intimité du laboratoire, là où la lumière devient matière et où l’image prend vraiment forme. Ils racontent un savoirfaire transmis de main en main, souvent de génération en génération, mêlant rigueur artisanale, regard artistique et mémoire vivante de la photographie. En lisant ces témoignages, c’est une autre histoire de la photographie qui se dessine : celle des passeurs de lumière, longtemps restés dans l’ombre.

    Un ensemble de photographies souligne les pratiques originales des photographes en relation avec le laboratoire. Dix portfolios de photographes tous en lien avec la résidence d’expérimentation, Picto Lab, créée par les laboratoires PICTO en 2020. Ces photographies illustrent les multiples démarches créatives de photographes émergents ou plus connus dont la pratique repose en partie sur ce passage dans la chambre noire. On y découvre le goût des uns à expérimenter de nouvelles techniques, le goût des autres à redécouvrir des procédés anciens. Tous démontre comment le tirage photographique engage une relation charnelle au papier, à la lumière, au temps, que le numérique a fortement tendance à évacuer.

    “ La magie du laboratoire photographique réside en grande partie dans ce moment d’apparition de l’image dans le noir. Parmi les récits et les témoignages décrivant ce moment, celui de Secondo Pia, maire d’Asti, juriste et photographe amateur est l’un des plus marquants. Pia est l’auteur des premiers clichés du Saint Suaire de Turin, ce tissu réputé avoir gardé des « marques faibles » d’une empreinte du corps et du visage du Christ. Les prises de vue sont réalisées lors de l’ostension de la relique en 1898, à l’intérieur de la cathédrale de Turin dans la nuit du 28 au 29 mai grâce à un éclairage artificiel. A l’étape du traitement dans le noir, alors que la plaque de verre négative trempe dans le bain de révélateur, c’est l’épiphanie : « Enfermé dans mon cabinet, tout attentif à mon œuvre, j’ai éprouvé une émotion très forte, lorsque, pendant le développement, j’ai vu dès le commencement apparaître sur la plaque la Sainte Face». (Loth, 1909). Le visage et le corps se donnaient à lire en positif alors que normalement les valeurs auraient dû être inversées. Combien de vocations de photographes et combien de générations de passionnés sont-elles nées à ce moment précis, quand dans le noir, l’image apparaît pour la première fois ? «